Nous sommes en territoire argentin, chez Fernando de Tomaso. Bien sûr, il y a le bife de lomo (filet de bœuf) aux pommes de terre et le churrasco de las pampas (entrecôte) sauce au poivre de Sarawak. C’est pourtant moins vers ces (bons) classiques viandards que vers les entrées pétillantes que doit s’aventurer le mangeur, quitte à toutes les draguer (demi-portion possible). Le ceviche de lieu jaune-patate douce-jus huancaína excite le palais avec vivacité. Le poulpe braisé-olives noires de Kalamata est un morceau de bravoure à lui seul. L’anticucho (cœur de bœuf mariné) bien accompagné (carotte rôtie et jus de viande) assume sa rondeur. Joli travail de Nobu, cuisinier japonais placé par le chef-patron des lieux. Quand d’autres enseignes rangent les armes dès le fromage, la Pulperia soigne les becs sucrés avec un pâtissier dédié qui joue franc jeu, et généreusement (la déclinaison de dulce de leche en glace, émulsion et mousse est un must). Last but not least, la maîtresse de maison, Violeta, embaume la pièce avec ses bonnes ondes et son parler charmant. Demandez la table 1, quasi à l’écart avec son rideau coulissant. Menu déjeuner 13,50 euros (!), carte 46-56 euros.


Pratique

La Pulperia – 11 rue Richard Lenoir, 75011 Paris – 01 40 09 03 70


Ezéchiel Zérah