Il y a le concept autour du repas tout-sucré, séduisant sur le papier, puis il y a l’assiette, décevante de bout en bout. Par-delà la pseudo expérience qui bouscule la place du « salé » à table, Dessance semble tourner en rond : dressages fatigués, siphon à toutes les sauces, goûts très aléatoires et un dessert prodigieusement raté – une omelette norvégienne revisitée – qui sentait plus le frelaté que le bel alcool. Un comble dans un tel établissement !

Si la table a connu son buzz de rigueur – concept oblige – à son ouverture, Dessance a totalement perdu de son aura. Pire, il semble que le chef Christophe Boucher – ex Pavillon Ledoyen et Grand Véfour – ne soit pas un grand fan du renouvellement des plats. Il suffit pour cela de comparer les plats consommés en ce début mai 2017 et les premières photos postées en 2014, à l’ouverture du restaurant : du copié-collé ou presque. Il faut alors oser appeler ses menus « Audacieux, « Irrésistible » et « Hédoniste ». Quant à savoir si le concept lui-même est intéressant, la réponse est probablement positive, mais il faut alors aller plus loin et porter un vrai discours culinaire sur le sucre et ses utilisations. Ici, rien n’est abouti. En somme, Dessance a tout faux. Une expérience à oublier.


Pratique

Dessance – 74 rue des Archives – Paris (3e arr.) – 0142772362 – www.dessance.com


Franck Pinay-Rabaroust